Uber traite ses employés comme les lois : sans aucun respect

Montréal, le 14 octobre 2015 – Au cours des dernières heures, la multinationale Uber a annoncé des rabais de 20 % pour ses courses faites dans la région de Montréal. Selon le Comité provincial de concertation et de développement de l’industrie du taxi (CPCDIT), cette nouvelle infraction aux lois du Québec démontre qu’Uber traite ses employés de la même façon qu’elle traite les lois, sans aucun respect.

« Au Québec, c’est illégal de modifier les tarifs du transport de personnes, explique Dominic Roy, porte-parole du CPCDIT.  Il n’y a que la Commission des transports qui a l’autorité pour faire ça. Encore une fois, Uber, les lois du Québec, ils s’en foutent. »

Cette réduction du tarif des courses se fera, selon le CPCDIT, largement aux frais de chauffeurs qui font illégalement du UberX; employés qui n’ont pas été consultés ou informés. D’ailleurs, en France, des centaines de chauffeurs d’Uber ont manifesté devant ses bureaux parisiens pour faire connaître leur frustration envers la multinationale. Là-bas aussi, on a annoncé une baisse des tarifs de 20 %. Les chauffeurs français demandent une augmentation des tarifs, la reconnaissance de leur unité syndicale et accusent Uber d’utiliser « sa position de monopole ».

« Si Uber peut aussi librement baisser les prix, va-t-elle les doubler ou les tripler quand ça fera son affaire? », ajoute monsieur Roy. « C’est justement la raison pour laquelle les tarifs sont régis, pour éviter qu’une entreprise joue librement et sans préavis avec les prix pour tenter d’éliminer la concurrence ou pour augmenter soudainement ses profits au détriment des clients. »

Selon le CPCDIT, l’affirmation qui veut que la réduction annoncée rendrait UberX « 50 % moins que le taxi » est erronée. Dans les faits, cette baisse alléguée ne serait possible que sur de très très longues courses. Or, à Montréal, les courses sont généralement courtes. Le CPCDIT invite donc les Montréalais à prendre ces affirmations avec un grain de sel.

Augmentation du nombre de saisies

Le CPCDIT croit que le Bureau du taxi de Montréal (BTM) et le contrôle routier provincial devraient interpréter cette annonce comme une invitation à augmenter le nombre de saisies par 20 %. En attendant un nouveau cadre réglementaire plus punitif, les constats d’infraction accompagnés de saisies de véhicules sont encore la meilleure manière de faire comprendre aux chauffeurs illégaux et à leur intermédiaire quelles sont les lois du Québec.

Comment calculer le prix d’une course

Dans l’article du Journal de Montréal, on dit comparer le prix des courses entre UberX et le taxi. Il y a une nuance importante à glisser dans ce tableau. Les taxis facturent soit le kilométrage, soit le temps, mais jamais les deux en même temps. Que fait Uber? L’entreprise facture-t-elle le kilométrage ET la durée, les deux à la fois, à chaque instant? Si c’est le cas, il faudrait revoir la compréhension de ces données.

 

À propos du CPCDIT

Créé en 1995, à la demande des compagnies et des coopératives de taxi, le CPCDIT est un acteur de premier plan de l’industrie du taxi qui est consulté par les autorités gouvernementales. La mission du CPCDIT est de représenter les intérêts des intermédiaires de taxi du Québec et de l’industrie en général, d’assurer la concertation et le développement avec tous les intervenants du milieu.

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 Source :              CPCDIT

Contact :            Félix Tremblay

Pragmatique Communication

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