Uber prend les Québécois pour des valises

Québec, le 18 août 2015 – La multinationale déloyale et illégale Uber annonce ce matin qu’elle est prête à payer une taxe de 10 cents par course, en échange de l’encadrement de son service de transport illégal.

« Y a-t-il quelqu’un au Québec qui pense vraiment que 10 cents par course couvrent nos frais imposés par la province? », demande Abdallah Homsy, porte-parole du RITQ. « C’est une blague! Juste la TPS et la TVQ sur une course de 10 dollars, c’est plus de 1,40 $. Les dirigeants d’Uber prennent vraiment les Québécois et leurs politiciens pour des valises. »

Pour être en règle, les vrais chauffeurs de taxi doivent avoir un permis de taxi, un permis de chauffeur, une inspection mécanique régulière, l’installation d’un taximètre… On parle de centaines de milliers de dollars, pas de quelques sous noirs. Et les vrais taxis doivent aussi recueillir les taxes destinées à l’État.

« Monsieur Guillemette d’Uber dit qu’il ne veut pas récolter les taxes parce qu’il n’est pas comptable. Franchement, si une compagnie de 40 milliards $ n’est pas capable de récolter les taxes, elle devrait cesser d’être en affaires, affirme monsieur Homsy. Toutes les entreprises de taxi du Québec, de la plus petite à la plus grande, sont capables de recueillir la part due à l’État québécois. Qu’il arrête d’essayer de nous faire avaler des couleuvres. »

Mauvaise foi

Selon le RITQ, les récentes propositions d’Uber démontrent encore sa mauvaise foi. À chaque étape depuis son arrivée sur notre territoire, Uber a toujours obstinément refusé de se conformer un tant soit peu aux règlements en place. D’ailleurs, lors de son passage en commission parlementaire, le 4 juin 2015, monsieur Guillemette avait dit sans aucune gêne au ministre des Transports que son entreprise était plutôt à l’aise dans l’illégalité.

http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/archives-parlementaires/travaux-commissions/AudioVideo-59267.html

À ce sujet, l’entreprise n’a toujours pas le simple permis d’intermédiaire demandé par le ministre. Une démarche de quelques heures à peine.

D’accord avec Uber

Il y a certains points sur lesquels le RITQ est d’accord avec monsieur Guillemette d’Uber.

Pour la première fois, il admet publiquement que son entreprise ne récolte pas les taxes. Nous sommes d’accord avec lui. Depuis des mois, le RITQ affirme que la multinationale refuse de payer les taxes. Merci enfin d’annoncer clairement votre illégalité au public.

Pour la première fois, il admet avoir été arrogant dans sa façon de traiter le public et les politiciens. Sur ce point, nous sommes d’accord avec lui. Uber a tenté et tente encore d’intimider les politiciens en imposant ses façons de faire illégales et déloyales. En fait, selon nous, le mot arrogant est faible. D’ailleurs, l’extrait du passage en commission parlementaire le démontre clairement.

La pression monte

Monsieur Homsy tient aussi à prévenir les politiciens provinciaux que la pression monte à grande vitesse à l’intérieur des organisations de taxi, depuis les propos ambigus du premier ministre Couillard au sujet d’un possible encadrement du transport illégal, comme Uber.

« Tous les jours, et même la nuit, je reçois des appels, des courriels de chauffeurs de taxi inquiets, mais surtout frustrés, qui me demandent de manifester pour se faire entendre, explique monsieur Homsy. Jusqu’à présent, nous avons été capables de les calmer, comme les réponses de monsieur Poëti étaient limpides. Maintenant que le premier ministre Couillard est venu semer le doute, on dirait qu’une manifestation devient inévitable, au moins pour faire baisser la pression. »

À propos du RITQ

Le RITQ représente les grandes organisations de taxi de la région de Québec : Taxi Coop 525-5191, Taxi Ste-Foy, Taxi Beauport, Taxi Charlesbourg, Taxi Val-Bélair, Taxi Laurier et Taxi 4000. Ensemble, ces entreprises représentent 95 % des permis de taxi de la capitale, près 600 voitures et plus 1200 chauffeurs.

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Source :              RITQ

Contact :            Félix Tremblay

Pragmatique Communication

418-559-2223

felix@pragmatique.ca

8 thoughts on “Uber prend les Québécois pour des valises

  1. Uber et le transport illégal,

    Si le gouvernement du Quebec ou du Canada autorise le transport illégal au détriment des propriétaires et chauffeurs des taxis légaux pailleurs d’impôt et de taxes.
    Ma suggestion est de créer un compte en commis-fiducie pour toute l’industrie du taxi dont les retenus des taxes et impôts serons déposés dans ce compte.
    Une fois un règlement serra mis en place pour rendre justice contre le transport illégal une fois pour toute, la les fonds serons débloqué au bénéfice du trésor de l’État.
    Comme ça tout le monde devient au même pied d’égalité qu’ avec le transport illégal de Uber, la on verra vraiment le manque a gagner en redevance des taxes pour le gouvernement.
    C’est une affaire équitable pour les propriétaires et chauffeurs de l’industrie du taxi au Quebec et au Canada.
    Bien encourager le travail dans le noir en plein jour devant le gouvernant puisque c’est ça ce qu’ils veulent.
    J’espère que les gouvernants se mettent debout et agissent avec fermeté devant ce fléau qui empoisonne toute une industrie et un pays.
    El Ghandouri

  2. Technique Uber,
    Par Guillaume Allègre, @g_allegre
    Les barbares attaquent[1] : de nouvelles entreprises s’appuient sur le numérique pour attaquer tous les secteurs de l’économie, contournant le plus souvent les réglementations en place. Ces nouveaux acteurs sont sur le métier du lobbying réglementaire: ils proposent des activités interdites, enrôlent des fournisseurs et des clients qui deviendront leurs meilleurs lobbyistes dans l’objectif de faire évoluer la réglementation dans leur sens. La stratégie peut être gagnante là où les réglementations ne sont manifestement pas adaptées.

    M. Guillemette a été dressé par Travis (DG Uber) M, Travis n’a pas l’intention de respecter les lois des pays ou il débarque. Les lieutenants de Travis répondent rarement aux questions et ont beaucoup de prétentions, exemple comme Uber fait parti de l’économie de partage. J’aimerais que quelqu’un nous donne une définition de cette économie de partage ou économie collaborative.

    Uber c’est tout simplement une voiture, un chauffeur, un client qui va du point a au point b et mise en relation par un système de communication. Cela s’appelle du taxi.

    Uber qui se dit une entreprise technologique ne peut accepter carte débit et argent comptant. Uber veut s’assurer de transférer facilement ses sous (milliards) pour éviter taxes et impôts.

  3. Sa va faire plus que un ans qui on rien fait le gouvernement! est il vent rien fait pour le taxi .Alors il faut aller par force avec ses gants la comme en France. Est moi je suis prêt pour d’effacer uber.

  4. On négocie pas avec des voleurs il faut que le premier ministre comprend que c’est notre champs de travail et que on gagne notre vie et celle de nos famille grâce à ce travail et on respectent tout les lois et règlements qui encadrent le travail en taxi. Et si le ministre accepte que d’autres travaillent avec d’autres conditions sa va être le bourdele et il faut s’attendre au mécontentement des professionnels du transport par taxi et tout ce qui vient avec .c’est notre gain pain en ca le défendre jusqu’au bout.

  5. Je suis d’accord avec Mr Homsy, nous devons d’abord être solidaire , puis une manifestation est devenue obligatoire pour se faire entendre. prenons tous l’exemple des français.

  6. Est-ce qu’il y a quelqu’un à date dans cette saga, qui a parlé des autres métiers, dont la concurrence n’est pas tolérée comme les différents métiers de la construction, par le gouvernement provincial même et les syndicats? Est-ce qu’on a parlé aussi, que la valeur de la vente d’un commerce de taxi ou de taxis, représente pour la grande majorité, le fonds de pension du vendeur, et que s’il y a trop de concurrence, la valeur du commerce va dégringoler. Aussi, est-ce que quelqu’un a rappelé à ces imminents décideurs ce qu’il en coûte annuellement pour opérer une voiture taxi, et le nombre d’heures qu’il faut y mettre pour arriver à tout payer et à vivre en plus de ça. Moi je les ai les chiffres, les calculs, l’argent qu’il faut débourser, sans compter celui qui paye
    le commerce qu’il a acheté. Rappelez-vous que le permis de taxi n’est pas vendable, c’est le commerce de taxi qui est vendable, mais l’acheteur doit obtenir le transfert du permis de taxi de la commission pour pouvoir opérer son commerce. Une personne à la retraite, a besoin d’entre $20,000.00 et $25,000.00 pour vivre sans faire d’extravagance. Nous du taxi, on se fie sur la Régie des Rentes et sur la Pension de la Sécurité de la vieillesse pour vivre, en plus de la vente de notre commerce. On ne sait pas combien d’années, on sera à la retraite avant que la Grande Faucheuse passe, mais il nous faut de l’argent pour vivre, à moins qu’on fasse de l’itinérance. Ce sont des points à considérer, messieurs dans vos discussions.

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